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Déplace ton centre d'attention

Ma tendance à tout conserver pour l'avenir me lasse.
« On ne sait jamais, ça peut servir », me dis-je en tenant une couverture dans mes mains. Ne sachant pas de quoi l’avenir sera fait, je conserve tout et n’importe quoi. De la cave au galetas, la maison est remplie d’habits, provisions, objets ou outils qui pourraient servir. Si je connaissais l’avenir, je me débarrasserais de cette habitude qui m’envahit cycliquement et me rend la vie désagréable.
Tu réfléchis à tous les maux possibles que tu pourrais connaître et essaie de t’en protéger.
Je dois penser à tout ce qui pourrait arriver.
Ta réflexion t’oblige à subir des états intérieurs qui te rendent aveugle et souffrante.
Je n’arrive pas à me raisonner. Il y a un combat entre l’envie de me donner de l’espace et la peur de manquer.
Ce combat doit prendre fin.
Comment ?
En comprenant le pouvoir que peut exercer ton esprit sur tes pensées irrationnelles.
La couverture n’est pas vieille, mais je n’en ai plus l’utilité. Donne ? Donne pas ? Le souci d’en avoir besoin un jour me tiraille. Il faut absolument que j’essaie de traverser le mur que crée l’inquiétude, si je veux sortir de cette habitude.
Déplace ton centre d’attention et fais cesser cette habitude qui te maintient dans l’impuissance.
Je mets la couverture dans un sac à donner et me réjouis de voir la place qu’elle a libérée dans l’armoire. Je suis surprise de la légèreté qui m’envahit. Et si je passais à ma garde-robe et à la bibliothèque ?

Dialogue à lire dans le cahier 4.

     


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