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Crée ton propre chemin

Le guru reçoit le matin de bonne heure.
Enfin une opportunité se présente pour rencontrer un maître spirituel. Je me lève aux aurores, car il reçoit ses visiteurs uniquement le matin. Après une longue route, je me retrouve dans une sorte de petit temple où un disciple s’affaire à préparer la venue du maître. Je m’installe sur un coussin de méditation, mais n’arrive pas à calmer mes pensées. Est-ce que j’ai vraiment besoin d’un maître ?
Ce n’est pas un maître que tu dois chercher.
C’est quoi ?
À contrôler tes désirs et toutes les pensées qui te font agir.
Ce n’est pas ça qui va m’amener à l’éveil.
Tu ne vas pas parvenir à l’état d’éveil en montant les marches déjà gravies par un autre.
Je me sens impuissante et incapable d’atteindre toute seule un certain état de conscience.
Tu comptes sur les autres, parce que tu n’es pas suffisamment consciente de ta propre intelligence créative.
De plus, ce serait prétentieux de ma part.
La conscience est à la fois universelle et particulière à chacun.
Sauf qu’il y a des êtres plus avancés que d’autres.
Tu dois créer ton propre chemin.
Quand j’aurai découvert la vérité, ce sera plus facile.
C’est pour ça que tu es là, parce que tu vis dans l’illusion que la vérité existe.
La vérité existe et ce maître peut m’aider à la trouver.
Elle n’existe pas et si tu continues à vouloir subir la conscience d’un autre, aussi évolué soit-il, tu ne pourras jamais connaître ta réalité.
C’est évident que je ne serais pas là si je ne croyais pas, ne serait-ce qu’un peu, que ce maître spirituel possède la vérité.
La conscience est au-dessus de la polarité vérité et mensonge.
Alors ce n’est pas en cherchant la vérité que je vais parvenir à l’éveil ?
Seule l’énergie vibratoire de ton intelligence créative peut t’éveiller à ton esprit ou t’aider à définir ta propre réalité.
Des personnes pénètrent petit à petit dans la pièce. Le maître se fait attendre. J’en profite pour quitter les lieux. Je vais poursuivre seule mon chemin vers la réalité, là où la vérité n’existe plus.

Dialogue à lire dans le cahier 5.

     


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