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Examine tes peurs les plus profondes

Affectée par des reproches, je suis envahie par la peur.
Des reproches viennent de m’être adressés. Il s’ensuit une peur que je n’arrive pas à m’expliquer. Décidément, la peur s’adapte à mes différents âges en utilisant d’autres formes, même les plus incongrues, mais ne me lâche pas. Il est temps que je la regarde de plus près pour comprendre ses origines si je veux qu’elle cesse de me faire souffrir. Comment la peur a-t-elle pu surgir simplement à cause de reproches ?
Peu importe le motif.
Tu veux dire que les reproches n’en sont pas la cause ?
Non. Elle t’affecte parce que tu réfléchis sur les émotions qu’ils t’ont causées.
C’est normal, j’aimerais les comprendre.
Considère plutôt la valeur de l’événement qui a causé ta peur.
J’examine attentivement la nature des reproches qui me sont faits et m’aperçois qu’ils n’ont aucune valeur en eux-mêmes, mais je les vis comme une atteinte à mon droit d’exister.
Tu vois que ce n’est pas le reproche qui suscite la peur.
Alors c’est quoi ?
C’est le lien qu’il a avec une mémoire.
En retournant dans mon passé, une peur étrange refait surface. Je me revois condamnée sur de simples dires et reproches. Il n’y a pas besoin d’être fautive pour ne pas avoir le droit d’exister.
De cette expérience naît la peur.
Cette mémoire me paraît invraisemblable.
Quoiqu’il surgisse de tes mémoires, examine-le avec lucidité et discernement.
C’est si important ?
Il est essentiel que tu t’affranchisses de tes craintes les plus profondes.
En réalisant à quel point la peur a empoisonné mon existence, je suis navrée pour moi et en colère contre elle.
La peur est à la fois obstacle et nécessité.
Nécessité de quoi ?
De la surmonter.
Et qu’elle est le moyen de la surmonter ?
C’est de renforcer ton lien avec ta vraie nature universelle ou cosmique, car seul ce lien peut t’amener l’intelligence nécessaire pour regarder tes peurs en toute objectivité, afin qu’elles cessent de te faire souffrir.
Grâce à ma compréhension de la peur et de son lien avec mes mémoires, elle prend de moins en moins le dessus. Ceci m’évite de me sentir obligée de la combattre, ce qui me semble-t-il, la renforçait.

Dialogue à lire dans le cahier 5.

     


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