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Le bien et le mal

Que faire si les notions du bien et du mal reste une préoccupation pour l’être qui se conscientise ?

Tant que l’être humain vit dans son intellect, il est prisonnier des notions du bien et du mal, mais lorsqu’il se conscientise, elles ont de moins en moins d’importance pour lui. Cependant, il arrive parfois qu’il s’en inquiète, sans en connaître la raison.

Effectivement, l’être qui se conscientise reste troublé par la dualité du bien et du mal.

Pourquoi ?

Parce qu’il a encore tendance à s’y fier ou à s’en méfier.

Pour quelle raison ?

Parce qu’il reste attaché, consciemment ou inconsciemment, à une certaine forme de spiritualité, même s’il n’est plus lié à ses anciennes aspirations.

L’être qui se conscientise peut-il conserver inconsciemment un lien avec la spiritualité alors qu’il en a compris les dessous cachés ?

Oui, parce que certaines émotions qui y sont rattachées sont encore présentes.

Quelle en est la conséquence ?

Elles retardent son évolution vers l’intelligence réelle.

Quand la spiritualité s’efface-t-elle définitivement ?

L’avancée vers l’intelligence réelle établit une fois pour toutes l’illusion de la spiritualité. L’être qui se conscientise doit grandir en intelligence au-delà de la grande sagesse spirituelle, afin de pouvoir compléter, sur le plan matériel, ce que l’âme ne peut que commencer sur son propre plan, à savoir l’équilibre entre le bien et le mal.

Pour parvenir à cela, l’ego doit donc être parfaitement lié à l’âme ?

Oui, à sa vibration, de façon que son attention ne soit plus diminuée par l’émotivité et la pensée.

Quel regard faut-il porter sur la dualité du bien et du mal ?

Il faut la voir simplement comme utile dans le travail de l’âme sur les centres d’énergie, jusqu’à ce qu’elle n’ait plus de pouvoir, car elle n’a plus de forme.

Cela peut être difficile.

Oui, il s’agit de la grande épreuve de l’être qui se conscientise.

Est-ce qu’elle dure longtemps ?

Le temps transforme tout et chaque être qui se conscientise avance selon son propre rythme et dépassera un jour les limites qu’imposent ses émotions sur son intelligence.

Pourquoi tout ce temps ?

Pour connaître tous les contours de cet autre lui-même qui se reflète aujourd’hui dans son miroir.

Celui qu’il appelait autrefois le soi ?

Oui, et qui est en fait son double.

La dualité du bien et du mal est accrochée à la conscience à cause de tout le bagage spirituel ancré dans les mémoires. Lorsqu’un individu commence à se tenir sur ses propres jambes, il parvient à se détacher de la spiritualité et cesse de chercher l’évolution, parce qu’il se rend compte que ce n’est pas son chemin d’évolution qu’il doit découvrir, mais la vie réelle.