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Le vampirisme et la culpabilité

Un être qui se sent obligé de remplir une obligation perd le droit à sa liberté naturelle.

Il est difficile de maintenir le cap d’une décision lorsqu’elle ne correspond pas à ce que la société attend de nous et de ne pas se sentir coupable lorsque l’on refuse de se plier à des exigences arbitraires.

Lorsqu’un ego se sent coupable de ne pas agir de telle ou telle façon en relation avec un pouvoir ou son entourage qui lui demande d’agir d’une façon qui perturbe sa paix intérieure, il doit réaliser avec force son droit de refuser la demande qui lui est faite.

Pourquoi ?

Pour détruire cette forme de vampirisme qui s’exerce sur lui.

La société nous impose des obligations, alors qu’il est pourtant établi, depuis bien longtemps, qu’aucun être n’a de droit sur un autre.

En effet, ceci est une loi universelle. Si un être ou un pouvoir demande quelque chose à quelqu’un, sa demande doit être réalisée uniquement en fonction du respect de ce que l’autre veut faire de sa demande.

Que faire si la demande ne semble pas raisonnable ?

Elle doit être totalement remise en question, car le raisonnable doit être de mise dans toute action d’un ego vis-à-vis d’un autre.

Beaucoup de personnes n’y parviennent pas.

Malheureusement, un individu qui ne s’habitue pas, dans sa vie, avec son propre jugement, à la fois solide et intelligent, à s’opposer à une action qu’on lui demande et qui se sent obligé, par faiblesse, par culpabilité, par peur, d’y répondre, se vide et continuera à se vider.

Il s’agit donc de savoir, par soi-même, si un geste est judicieux et justifié ?

Oui et si tel n’est pas le cas, l’ego doit être assez fort pour mettre une limite, voire émettre un refus catégorique, afin de cesser le jeu d’une mascarade qui masque les rapports réels qui devraient exister entre les individus.

En fait, il ne devrait jamais oublier qu’il a le droit de dire non.

Oui et ce droit relève de sa capacité de ne pas réfléchir de façon culpabilisante sur le non qu’il émet, quelle que soit la situation.

Autrement dit, lorsqu’il dit non, il ne doit pas ruminer sur les conséquences et motifs de ce non.

En effet, mais beaucoup de personnes disent non, et ensuite elles culpabilisent parce qu’émotivement, elles ne sont pas parfaitement sûres de leur non et en souffrent.

Ceci n’est-il pas compréhensible ?

Cette situation est totalement ridicule et elles seules peuvent se sortir de ce cercle vicieux. La culpabilité est pernicieuse. C’est un mensonge à deux têtes dans le sens d’une part qu’il est toujours le reflet de ce que la personne voudrait être mais dont elle est incapable et, d’autre part, il est le signe d’une certaine faiblesse et d’une propension à se laisser vampiriser.

Ce que les autres nous imposent, ce n’est ni notre problème, ni une raison pour se montrer faible. Il ne faut pas oublier que lorsque l’on souffre de culpabilité, ce n’est pas à cause de l’extérieur, mais de notre propre ignorance qui mène à notre propre impuissance.